L’Anafé alerte sur l’enfermement des personnes étrangères en zone d’attente
Publié le 25 Juin 2026
ActualitéCommuniquésPolitiques européennes et nationalesPublicationsRapports d'observations
À l’heure des premiers constats relatifs à l’application concrète du Pacte européen sur la migration et l’asile en France et partout en Europe, l’Anafé alerte sur l’enfermement dans les zones d’attente, et plus largement sur la criminalisation des migrations aux frontières.
Dans son nouveau rapport d’observations 2022-2026 intitulé Zone d’attente : les personnes étrangères dans l’impasse, l’Anafé fait état des violations des droits dont sont quotidiennement victimes les personnes enfermées aux frontières. Ce système, tant vanté par la France dans le cadre des négociations sur le Pacte, renforce sur le plan juridique et médiatique la stigmatisation et la criminalisation des personnes se présentant aux frontières de l’Europe.
Pourtant, les politiques d’enfermement menées par la France et l’Union européenne affectent durablement les personnes enfermées, avec des conséquences désastreuses sur leur santé physique comme mentale.
« Dans ces lieux règne un certain arbitraire policier, et en conséquence, de nombreuses violations des droits : droit de bénéficier d’un interprète, droit au jour franc, droit de repartir, droit de communiquer, droit d’accès aux soins et enfin droit d’asile : aucun n’y échappe. » Charlène Cuartero Saez, coordinatrice associative de l’Anafé
Certes, la politique de criminalisation des migrations n’est pas nouvelle, mais elle se renforce d’année en année. La multiplication de textes législatifs et réglementaires xénophobes et la banalisation des discours publics racistes visent à mettre au ban de la société les personnes étrangères racisées. Elle justifie ensuite le traitement violent et attentatoire à la dignité humaine et la négation des droits fondamentaux des personnes enfermées aux frontières.
Le Pacte européen sur la migration et l’asile est désormais en application, et modifie largement les procédures à la frontière. Mais la zone d’attente continue d’exister. Pour cette raison, l’Anafé, à travers la publication de ce rapport, lance un avertissement sur les violations des droits et les conséquences de l’enfermement dans ces lieux. Alors qu’elles sont inacceptables, elles risquent fortement de se multiplier et de s’intensifier aux frontières dans les prochaines années.
Les prochains livrets seront publiés à partir de demain sur le site internet de l’Anafé.
- Livret n° 2 : Les contrôles aux frontières ou la traque des « indésirables »
- Livret n° 3 : Des conditions d’enfermement quasi carcérales
- Livret n° 4 : L’essentialisation des personnes enfermées en ZA
- Livret n° 5 : La mise au ban par les violations des droits
- Livret n° 6 : Le contrôle des juges en zone d’attente : une justice simulée et désincarnée
- Livret n° 7 : La poursuite de la criminalisation des « indésirables » après la frontière
- Livret n° 8 : La procédure d’asile à la frontière : illustration de la criminalisation des personnes étrangères
- Livret n° 9 : Les ZA temporaires : pas de « trous dans la raquette »
Photo @Julien Lec’hvien
Sur ces thèmes
Communiqués
Rapports d'observations
L’Anafé alerte sur l’enfermement des personnes étrangères en zone d’attente
Communiqués
Pacte européen sur la migration et l’asile : le gouvernement français plonge les personnes maintenues en zone d’attente dans le chaos administratif
Rapports inter-assos
Adoption du règlement européen « retour » : la mise à mort du droit international – Analyse de Migreurop
Communiqués

