Quand la police choisit de bafouer le droit d’asile et les droits de l’enfant : Aissetou en fait les frais
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Paris, le 26 août 2026
La police aux frontières d’Orly, a sciemment décidé de ne pas enregistrer la demande d’asile d’Aissetou (prénom d’emprunt), enfant isolée de 15 ans qui a été refoulé le 25 août 2026 en violation de son droit à demander l’asile.
Aissetou, ressortissante ivoirienne est arrivée le 15 août à l’aéroport d’Orly. Pendant 10 jours, la jeune fille a été enfermée en zone d’attente. Hier, le 24 août, par l’intermédiaire de son administrateur ad hoc,la jeune fille a déposé une demande d’asile auprès de la police aux frontières (PAF) de l’aéroport d’Orly. Qu’importe ses droits, la PAF l’a refoulée ce matin à 8 h 00 vers le Maroc. Pourtant, il n’existait aucune garantie que la continuité soit assurée entre le pays d’escale et le pays d’origine lors du renvoi de la jeune fille. L’administrateur ad hoc n’a pas été informé par la police aux frontières des diligences entreprises aux fins du refoulement, à savoir la recherche d’une structure d’accueil dans le pays de renvoi ou d’un représentant légal pouvant prendre en charge la jeune fille en Côte d’Ivoire.
Alors même qu’elle craint des risques de persécution dans son pays d’origine, Aissetou a été refoulée par la police aux frontières, qui privilégie une logique d’expulsion à celle d’une garantie des droits fondamentaux des enfants en zone d’attente.
Plusieurs protections et droits fondamentaux ont été bafouées :
- Violation du droit de demander l’asile garanti par la Constitution française.
- Violation du principe de non-refoulement et risques de traitements inhumains et dégradants. Garantis par la Convention de Genève et la CEDH, ces obligations protègent du risque de refoulement vers un pays où la vie ou l’intégrité de la personne risque d’être menacée.
- Violation de l’intérêt supérieur de l’enfant. La Convention internationale des droits de l’enfant prévoit que dans toutes les décisions concernant les enfants, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale.
Ce refoulement est une violation directe des obligations mises à la charge de l’administration.
Le respect de ces textes dont la France est un État partie, ne sont pas une option. La police aux frontières doit respecter le droit international, le droit constitutionnel d’asile et les droits de l’enfant.
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